Volume technique protégé (VTP) du SSI : définition, cas d’exigence et points de contrôle

Volume technique protégé (VTP) du SSI : définition, cas d'exigence et points de contrôle

Dernière réunion de levée des réserves d’un parc de stationnement couvert de trois niveaux, en cœur de ville. Le désenfumage mécanique tourne, les portes coupe-feu se ferment, le chargé d’opérations de la société de stationnement est presque soulagé. Puis le contrôleur technique ouvre le local du tableau général basse tension au premier sous-sol et désigne une armoire grise : l’alimentation électrique de sécurité qui alimente les volets et les portes des trois niveaux. « Elle est hors de toutes les zones qu’elle alimente et hors du local CMSI. Où est le VTP ? » Silence. Personne autour de la table ne sait ce que c’est, et pourtant tout le monde l’a signé.

Le volume technique protégé est l’un des termes les moins expliqués des normes SSI, alors qu’il conditionne l’implantation des alimentations, des matériels déportés et des coffrets de relayage. Cet article en donne la définition exacte, le niveau de protection attendu, la liste des cas où la NF S 61-932 et la NF S 61-970 l’imposent, ce qu’il n’est pas, et les écarts que nous relevons le plus souvent en réception.

Ce qu’est un volume technique protégé

La définition est la même dans les deux normes d’installation. Un volume technique protégé (VTP) est un « local ou placard dont le volume est protégé d’un incendie extérieur de telle manière que les matériels qu’il contient puissent continuer à assurer leur service pendant un temps déterminé » (NF S 61-932, § 3.25 ; NF S 61-970, § 3.13). L’idée est simple : un feu qui se développe à côté ne doit pas priver le SSI de l’organe qui s’y trouve, le temps que la mise en sécurité se fasse.

Quel temps ? Les normes renvoient au « texte d’application ». En ERP, c’est l’article MS 53 § 4 du règlement du 25 juin 1980 qui répond : en règle générale, ce temps correspond au degré de stabilité au feu exigé pour le bâtiment, avec un maximum d’une heure, sauf à la traversée de locaux à risques particuliers, où la protection doit être celle exigée pour ce local. Un bâtiment stable au feu une demi-heure appelle donc, en règle générale, un VTP protégé une demi-heure ; un bâtiment stable au feu deux heures, un VTP protégé une heure seulement.

Deux règles complètent le portrait. Le VTP est réputé hors de toute zone de mise en sécurité : la NF S 61-932 considère les cheminements et volumes techniques protégés « comme étant en dehors de toute zone de mise en sécurité (ZS), ils assurent, par construction, leur propre sécurité » (§ 5). Et il ne peut contenir que des matériels et des canalisations appartenant au SSI, l’éclairage nécessaire à son exploitation étant admis. Son cousin, le cheminement technique protégé (CTP), obéit à la même logique pour les gaines, caniveaux et vides de construction, mais n’accueille que des canalisations, jamais un équipement.

Le volume technique protégé : un local qui se protège lui-même Le volume technique protégé : un local qui se protège lui-même Local voisin en feu Le feu ne doit pas atteindre les matériels VTP Alimentation de sécurité AES, EAE ou EAES Matériel déporté ou DAC, coffret de relayage Éclairage d’exploitation admis Rien d’autre que le SSI Parois protégées durée = SF du bâtiment, 1 h au plus (MS 53 § 4) Contenu : SSI seul matériels et canalisations (NF S 61-932 § 5) Hors de toute ZS il assure sa propre sécurité Porte ou trappe accès de maintenance Le feu reste dehors ; les matériels continuent leur service pendant le temps requis.

Ce qu’un VTP n’est pas

Ce n’est pas un poste de sécurité. Le poste de sécurité de l’article MS 50 est un lieu de travail pour le service de sécurité incendie, où arrivent les alarmes restreintes et où se trouvent des commandes manuelles. Un VTP, lui, ne peut rien contenir d’autre que du SSI. La FFACSSI l’a rappelé dans un avis de comité technique du 2 décembre 2022 : « le VTP n’est pas un poste de sécurité car il ne peut pas contenir d’autres matériels que ceux du SSI ».

Ce n’est pas non plus l’emplacement obligé des matériels centraux. Le même avis conclut qu’à la lecture des textes et des normes, rien n’impose un VTP pour installer l’ECS ou le CMSI. La NF S 61-932 leur demande un emplacement sec, à faible risque de dommage mécanique et à faible risque d’incendie, avec des commandes au niveau d’accès 1 (§ 12.1.1, points a à e). La FFACSSI recommande même de ne pas enfermer les matériels centraux dans un VTP : ils sont l’interface homme-machine, les isoler de la personne qui les exploite serait préjudiciable.

Enfin, un placard n’est pas un VTP parce qu’on l’a appelé ainsi. Les placards qui isolent les matériels centraux pour des raisons esthétiques « ne constituent pas des VTP », précise encore l’avis, et ils doivent garantir la visibilité et l’audibilité des signalisations. Un VTP se justifie par ses parois, sa porte ou sa trappe, et par ce qu’il contient. Le faux pas le plus courant : entourer une alimentation de sécurité d’un caisson en bois et à l’inscrire « VTP » sur le plan.

Quand la NF S 61-932 impose le VTP

Le premier cas, et le plus fréquent, concerne les alimentations de sécurité. Une alimentation de sécurité, qu’il s’agisse d’une AES, d’un EAE, d’un EAES ou d’une APS (hors APS à usage unique), qui alimente une ou plusieurs zones de mise en sécurité, et qui est implantée à la fois hors des ZS qu’elle alimente et hors de l’emplacement des matériels centraux du CMSI, doit être placée en VTP (§ 6.1). La source de sécurité qui alimente un ventilateur de désenfumage doit l’être dans tous les cas. Deux tolérances : deux alimentations redondantes qui alimentent les mêmes équipements, installées dans des locaux différents de sorte qu’un incendie affectant l’une ne puisse affecter l’autre, chacune capable de fournir seule l’énergie totale et d’en garantir l’autonomie ; et une alimentation qui dessert les DAS de plusieurs zones de désenfumage d’un même local, délimitées par des écrans de cantonnement, laquelle peut aussi alimenter les DCT des autres ZS qui englobent ce local.

Matériels déportés, DAC et coffrets de relayage

Un matériel déporté du CMSI qui gère du compartimentage, du désenfumage ou de l’évacuation doit être en VTP s’il est implanté hors des zones qu’il dessert (§ 8.3.2.1). Deux situations valent VTP sans en construire un : le matériel installé à l’extérieur et celui installé dans le même local que les matériels centraux. Une troisième dispense du VTP pour une autre raison : le matériel placé dans un placard ou une gaine technique qui ouvre sur la ZS qu’il dessert est réputé implanté dans cette ZS. La topologie compte aussi : sur deux voies de transmission physiquement distinctes, tous les matériels déportés vont en VTP ; sur une voie rebouclée, chacun doit se trouver dans chacune des ZS des DCT qu’il commande, sinon VTP (§ 8.3.2.3). Même règle pour un câble d’alimentation redondant qui ne serait pas raccordé en sens inverse (§ 8.3.2.6).

Le dispositif adaptateur de commande (DAC) à sortie de télécommande à émission de courant suit la même grammaire : en VTP s’il gère une seule ZS sans y être implanté ni placé dans un placard ou une gaine technique ouvrant sur elle, en VTP s’il gère plusieurs ZS (§ 9.1.2.1), sauf s’il gère exclusivement la mise en sécurité d’un local à plusieurs ZF où il est implanté (§ 9.1.2.2) ou des DAS communs à plusieurs ZS (§ 9.1.2.3). Le coffret de relayage d’un ventilateur de désenfumage doit être hors des ZS desservies et dans le même local que le ventilateur ; à défaut, VTP, sauf s’il est à l’extérieur ou dans le local des matériels centraux (§ 9.3.2.2.1). Le relais de non-arrêt des ascenseurs échappe au VTP s’il est dans la machinerie, et doit y être s’il en sort (§ 9.4.2). Deux souplesses enfin : le matériel déporté qui pilote un coffret de relayage installé dans le même local n’a pas besoin de VTP (§ 8.3.2.4), pas plus que celui qui gère un DAS commun à deux ZS (§ 8.3.2.5).

Un matériel déporté du CMSI doit-il être en VTP ? Un matériel déporté du CMSI doit-il être en VTP ? Est-il implanté dans la ZS qu’il dessert (ou dans un placard ouvrant sur cette ZS) ? non oui À l’extérieur, ou dans le local des matériels centraux ? oui non Réputé en VTP VTP obligatoire Voie rebouclée : est-il dans chacune des ZS des DCT qu’il commande ? oui non Pas de VTP (§ 8.3.2.3) VTP obligatoire Deux voies physiquement distinctes ou redondantes : VTP dans tous les cas (§ 8.3.2.3). Exceptions : coffret de relayage dans le même local (§ 8.3.2.4), DAS commun à deux ZS (§ 8.3.2.5).

Côté détection : ce que demande la NF S 61-970

La norme du système de détection incendie utilise le VTP comme l’une des deux implantations admises pour un équipement d’alimentation électrique (EAE) placé hors du matériel central : soit un emplacement surveillé par un détecteur automatique d’incendie, soit un VTP (§ 6.1, numérotation de l’édition de février 2013, l’édition en vigueur datant de décembre 2024). Même alternative pour chaque enveloppe d’un équipement central du SSI implanté hors de l’emplacement réservé au personnel d’exploitation (§ 11.1), et pour les interfaces d’entrée-sortie placées sur les circuits de détection, qui disposent d’une troisième option, l’emplacement sans stockage ni matériaux très combustibles (§ 11.4).

La 970 fait aussi entrer le VTP dans la logique de surveillance. Une surveillance totale couvre « tous les volumes et volumes techniques protégés » du bâtiment (§ 5.2.3), à une exception près : les VTP de moins de 2 m² figurent parmi les zones qui peuvent se passer de détection (§ 5.2.6). Autrement dit, un vrai VTP de 2 m² ou plus dans un établissement en surveillance totale reçoit son détecteur, et cette détection n’est pas un luxe : les batteries des alimentations s’échauffent, et le local est fermé.

Le VTP sert enfin de justification pour les câbles. Quand du CR1 est imposé, une fibre optique non conforme à la XP C 93-539 est admise si elle chemine en CTP ou en VTP ; et les câbles d’alimentation en énergie de sécurité peuvent être de catégorie C2 à condition d’emprunter un cheminement ou un volume technique protégé, faute de quoi ils passent en CR1 (NF S 61-932, § 4.5 pour la fibre, § 6.3 pour les câbles d’alimentation). Ce point explique bien des plans de récolement : le VTP n’y est pas seulement un local, c’est l’argument qui autorise un câble.

Qui décide, qui construit, qui contrôle

Le coordinateur SSI décide qu’il en faut un. C’est lui qui découpe les zones et qui positionne les alimentations, les matériels déportés et les DAC par rapport à elles dans le cahier des charges fonctionnel ; il en déduit, cas par cas, les emplacements qui doivent être protégés. En revanche, il ne conçoit pas le local. La FFACSSI l’a écrit dans un avis du 6 octobre 2020 : le CSSI « ne fait que définir les fonctionnalités du SSI », les dispositions constructives et techniques des VTP, trappe d’accès, ventilation des batteries, parois, « ne relèvent donc pas de sa mission ». Elles reviennent à la maîtrise d’œuvre.

Le contrôleur technique vérifie la performance des parois et de la porte au regard du MS 53 § 4, comme pour toute paroi résistante au feu. Le CSSI, lui, vérifie à la réception que chaque équipement qui devait être en VTP y est, que le volume ne contient rien d’étranger au SSI, et que les VTP et CTP figurent sur les plans de récolement du dossier d’identité : la NF S 61-932 les inscrit expressément dans les rubriques F (détection) et G (mise en sécurité) de son Tableau 4. Un VTP absent des plans est un VTP que le mainteneur ne retrouvera pas.

Pour aller plus loin sur ces documents, voyez notre article sur le schéma de principe, le plan de zonage et le dossier d’identité SSI, et sur l’implantation de l’ECS et des reports. La question des parois elles-mêmes, et de leurs traversées, est traitée dans calfeutrements et traversées de parois coupe-feu.

Cas concret. École de commerce sur quatre niveaux, SSI de catégorie A, CMSI en loge au rez-de-chaussée. L’installateur a posé un matériel déporté par niveau, sur une voie de transmission rebouclée, chacun dans le faux plafond de la circulation. Au troisième, le matériel déporté commande les portes de recoupement du plateau nord et du plateau sud, deux ZS distinctes, mais il est implanté dans la circulation du plateau sud : il n’est pas « au sein de chacune des ZS des DCT qu’il commande ». La norme ne laisse que deux issues : le placer en VTP, ou le déplacer. Le CCF étant muet sur la topologie, le coordinateur SSI a fait scinder les commandes en deux matériels déportés, un par plateau, chacun dans sa ZS. Quatre heures de câblage, aucune paroi à créer, et une ligne ajoutée au dossier d’identité.

Les écarts relevés à la réception

Le premier est celui de notre parc de stationnement : l’alimentation de sécurité rangée dans le local TGBT, parce que c’est là qu’arrive l’énergie. Le local TGBT n’est ni une ZS desservie, ni l’emplacement du CMSI, ni un VTP ; c’est un local électrique qui abrite des matériels étrangers au SSI, ce qu’un VTP exclut. Le deuxième est le VTP encombré : onduleur de la GTB, baie informatique, extincteur au sol, cartons. Le troisième est le VTP inaccessible : une face avant vissée devant les batteries, sans trappe, que le mainteneur n’ouvrira jamais pour l’essai annuel des alimentations.

Le quatrième est plus subtil et a fait l’objet d’un avis de comité technique de la FFACSSI du 6 janvier 2023. Un matériel déporté implanté dans la zone de désenfumage qu’il dessert, et qui commande le coffret de relayage d’un ventilateur sur conduit unitaire, n’a pas d’obligation de VTP au titre de la mise en sécurité, puisqu’il est dans sa zone (§ 8.3.2.1) ; mais s’il assure aussi la mise à l’arrêt du désenfumage par les pompiers, il doit être en VTP, car la norme exige de pouvoir remettre le ventilateur en fonctionnement « désenfumage » depuis la commande de mise à l’arrêt (§ 9.3.2.2.2). Une même boîte, deux fonctions, deux réponses.

Le cinquième tient au dossier : VTP réels mais invisibles sur les plans de récolement, ou mentionnés sans indication du degré de protection retenu. Le sixième, enfin, est le faux VTP : le caisson en bois évoqué plus haut, ou le placard à porte pleine sans aucun justificatif de résistance au feu. Dans les deux cas, la question du contrôleur sera la même que pour une paroi coupe-feu : quel procès-verbal, pour quelle configuration ?

Où placer l’alimentation de sécurité qui dessert plusieurs ZS ? Où placer l’alimentation de sécurité qui dessert plusieurs ZS ? ZS Nord portes et volets alimentés par l’AES ZS Sud portes et volets alimentés par l’AES Local CMSI AES A ✓ emplacement des matériels centraux Local TGBT AES C ✗ hors ZS, hors CMSI, sans VTP : à corriger VTP AES B ✓ volume protégé Local technique ventilation, GTB… ni ZS desservie, ni local CMSI : une AES y exigerait un VTP Une alimentation qui dessert des ZS sans s’y trouver va en VTP ou dans le local du CMSI (NF S 61-932 § 6.1). Source d’un ventilateur de désenfumage : VTP dans tous les cas.
ÉquipementVTP exigé lorsque…Sauf si…Référence
Alimentation de sécurité (AES, EAE, EAES, APS)elle alimente des ZS et se trouve hors de ces ZS et hors de l’emplacement du CMSIredondance dans des locaux distincts ; ZF d’un même localNF S 61-932 § 6.1
Source alimentant un ventilateur de désenfumagetoujours—NF S 61-932 § 6.1
Matériel déporté du CMSIil est hors des zones desservies, ou mal placé au regard de la topologieextérieur ; local des matériels centraux ; placard ouvrant sur la ZS ; coffret de relayage du même local ; DAS communNF S 61-932 § 8.3.2
DACil gère plusieurs ZS, ou une seule sans y être implantéDAS commun ; ZF d’un même local ; placard ou gaine ouvrant sur la ZS (une seule ZS)NF S 61-932 § 9.1.2
Coffret de relayage de ventilateuril n’est pas hors ZS desservies et dans le local du ventilateurextérieur ; local des matériels centrauxNF S 61-932 § 9.3.2.2.1
Relais de non-arrêt ascenseuril est hors de la machinerie—NF S 61-932 § 9.4.2
EAE du SDI hors matériel centrall’emplacement n’est pas surveillé par un détecteur—NF S 61-970 § 6.1
Matériels centraux (ECS, CMSI)jamais imposédéconseillé par la FFACSSINF S 61-932 § 12.1.1 ; avis CT 02/12/2022

Ce que ça implique pour vous

  • Maître d’ouvrage. Demandez que le cahier des charges fonctionnel du SSI liste les emplacements à protéger et leur durée, et que le lot gros œuvre ou cloisons en ait connaissance avant le chiffrage. Un VTP découvert à la réception coûte une paroi, une porte et souvent une semaine.
  • Architecte, maître d’œuvre. Le VTP est un local, donc votre sujet : parois au degré du MS 53 § 4, porte ou trappe justifiée, accès pour la maintenance, ventilation si des batteries s’y trouvent, rien d’autre à l’intérieur. Prévoyez-le sur les plans dès le projet, à proximité des zones desservies.
  • Préventionniste, exploitant. Repérez vos VTP sur les plans de récolement du dossier d’identité et vérifiez qu’ils n’ont pas servi de débarras. En visite, un VTP ouvert, propre et étiqueté répond d’avance à la question du contrôleur.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un volume technique protégé en sécurité incendie ?

Un local ou un placard protégé d’un incendie extérieur, de sorte que les matériels du SSI qu’il contient continuent d’assurer leur service pendant un temps déterminé. La définition figure aux § 3.25 de la NF S 61-932 et § 3.13 de la NF S 61-970 ; en ERP, l’article MS 53 § 4 fixe la durée.

Quel degré coupe-feu pour un VTP ?

Le règlement ERP ne donne pas un degré unique : le temps de protection correspond en règle générale à la stabilité au feu exigée pour le bâtiment, avec un maximum d’une heure, et à la protection du local traversé lorsqu’il s’agit d’un local à risques particuliers (MS 53 § 4). Le cahier des charges fonctionnel du SSI doit indiquer la durée retenue.

Le CMSI ou l’ECS doivent-ils être installés dans un VTP ?

Non. Aucun texte ni aucune norme ne l’impose, et la FFACSSI le déconseille (avis du comité technique du 2 décembre 2022). Les matériels centraux doivent se trouver dans un emplacement sec, à faible risque mécanique et d’incendie, avec les commandes au niveau d’accès 1 (NF S 61-932 § 12.1.1).

Quelle différence entre un VTP et un CTP ?

Le volume technique protégé abrite des matériels ; le cheminement technique protégé (gaine, caniveau, vide de construction, fourreau enterré) n’abrite que des canalisations, et la NF S 61-932 exclut toute implantation d’équipement dans un CTP. Les deux sont réputés hors de toute zone de mise en sécurité.

Un placard technique peut-il servir de VTP ?

Oui, à trois conditions : ses parois et sa porte offrent la protection attendue, il ne contient que des matériels et canalisations du SSI, et il reste accessible pour la maintenance. Un placard posé autour des matériels centraux pour des raisons esthétiques n’est pas un VTP (avis FFACSSI du 2 décembre 2022).

Une alimentation de sécurité à positionner, des matériels déportés à justifier, un dossier d’identité où les VTP manquent ? ATOM II, cabinet indépendant dirigé par un coordinateur SSI certifié AFNOR Compétences, écrit le cahier des charges fonctionnel qui fixe ces emplacements et les vérifie à la réception, dans le cadre de sa mission de coordination SSI. Situons vos VTP avant le chiffrage.

Références : article MS 53 (§ 4) et article MS 50 du règlement de sécurité du 25 juin 1980 ; norme NF S 61-932 (décembre 2024), § 3.25, § 4.5, § 5, § 6.1, § 6.3, § 8.3.2, § 9.1.2, § 9.3.2.2.1, § 9.3.2.2.2, § 9.4.2, § 12.1.1 et Tableau 4 (rubriques F et G) ; norme NF S 61-970, § 3.13, § 5.2.3, § 5.2.6, § 6.1, § 11.1 et § 11.4 (numérotation de l’édition de février 2013 ; édition en vigueur : décembre 2024) ; guide des bonnes pratiques du CSSI, FFACSSI 2024 (avis du 06/10/2020, avis CT du 02/12/2022 et du 06/01/2023).